« Je ne te regarde pas. Je t'admire.
Tu ne te rends pas compte comme tu es belle. »
Je sentais ta peau brulante contre la mienne, on ne parlait pas. Seules nos deux âmes essouflées s'aimaient et hurlaient pour nous. J'ai pris ta main et tu m'as chuchotté « Je suis bien avec toi. » Je n'ai rien répondu tellement c'était réciproque. J'ai sentit couler une larme tout le long de mon visage pour se mêler à la sueur de nos deux corps. J'ai laissé parler mes larmes et un frisson de bien-être m'a traversé le dos. Une seconde est passée, puis une autre et encore une ; pourtant, le temps semblait s'être arrété. Mes jambes tremblaient de plaisir humide, je suffoquait tout l'amour qu'il faisait entrer en moi, j'aspirais ses baisers. Il me soufflait des « je t'aime » au creux de mes oreilles et j'aimais ça, pire que tout. J'ai toujours juré n'appartenir à personne, que j'étais maître de moi-même. Mais cet après-midi là, quelque chose d'inexpliquable est venu se glisser sous ses draps. J'étais avec lui, j'étais en lui, et il me possédait amoureusement. J'étais dans ses bras, je ne craignais plus rien. J'avais son odeur pour remplir mon coeur de plaisir, son corps contre le mien pour mon simple désir, ses mains qui se baladaient sur mon visage, la noirceur de la pièce pour saisir chacun de ses soupirs... J'avais mon coeur pour l'aimer et mes yeux pour pleurer mon bonheur.
Ces moments là, devraient durer une éternité.
